Plusieurs députés nationaux ont exprimé leur désapprobation face à la pétition initiée contre les membres du Bureau de l’Assemblée nationale.Réunis le vendredi 5 août 2025 à l’hôtel Rotana de la Gombe. À travers une déclaration politique, ces élus affirment leur attachement à la stabilité institutionnelle et à la cohésion nationale, dans un contexte sécuritaire jugé fragile.
Les signataires insistent sur la nécessité de soutenir les institutions et leurs animateurs, en particulier le Bureau de l’Assemblée et son président. Pour eux, cette prise de position constitue un « appel à l’apaisement, à l’unité, à la cohésion et au soutien au Commandant Suprême ». Ils mettent en avant la priorité nationale de préserver la paix face aux multiples défis sécuritaires.
Dans leur déclaration, les députés fustigent « la démarche de certains collègues députés qui ne tiennent pas compte de la priorité sécuritaire » du pays. Ils dénoncent également « l’instrumentalisation » de cette initiative, qu’ils attribuent à « des réseaux aux intentions déstabilisatrices », menaçant la sérénité du fonctionnement des institutions.
Les élus estiment que les reproches formulés à l’endroit du Bureau ne reflètent pas une responsabilité directe de ses membres. Selon eux, les griefs évoqués s’inscrivent dans une « situation conjoncturelle » difficile que traverse le pays, et ne sauraient être imputés au seul fonctionnement de l’Assemblée nationale.
Dans cette optique, ils appellent le chef de l’État à « suivre de près la situation » afin d’éviter toute crise politique susceptible d’affaiblir les institutions. Ils invitent également leurs collègues députés à « privilégier l’intérêt supérieur de la nation » au détriment des calculs partisans ou des agendas individuels.
Enfin, les signataires en appellent à l’ensemble des forces politiques et sociales du pays pour « soutenir les efforts de paix et de cohésion », gages selon eux d’une République forte et unie. Leur message vise à renforcer la solidarité autour des institutions et à maintenir un climat politique propice à la stabilité.
CB
