Le ministre congolais de la Justice, Guillaume Ngefa, a appelé les Nations unies à imposer des sanctions contre les membres de la rébellion AFC-M23, accusés de graves violations des droits de l’homme dans l’est de la République démocratique du Congo. Sa déclaration a été faite dimanche 7 septembre, à son arrivée pour participer à la 60ᵉ session du Conseil des droits de l’homme des Nations unies à Genève.
Le ministre a dénoncé l’activisme des rebelles dans les villes de Goma, Bukavu et d’autres localités, pointant les violences répétées contre la population civile. « Il appelle les Nations unies à prendre toutes les mesures nécessaires contre les membres de l’AFC-M23 et les officiers de l’armée rwandaise impliqués dans des crimes dans l’est de la République démocratique du Congo, afin de garantir que justice soit rendue conformément au droit international », a-t-il affirmé.
Guillaume Ngefa a réitéré l’engagement de Kinshasa à faire respecter la justice et à protéger les droits des citoyens. Il a souligné que les responsables militaires impliqués dans des actes répréhensibles ou ayant abandonné leurs positions font l’objet de poursuites devant la justice militaire, rappelant qu’« aucun crime ne resterait impuni ».
Une délégation congolaise, composée de quatre ministres, prendra part à cette session des Nations unies, qui s’ouvre ce lundi 8 septembre et se poursuivra jusqu’au 3 octobre 2025, pour défendre la position de la RDC et plaider en faveur de sanctions ciblées contre les auteurs de violences dans l’est du pays.
CB
