La terreur a de nouveau frappé dans le territoire de Lubero (Nord-Kivu). Dans la nuit du lundi 8 au mardi 9 septembre, des combattants ADF ont attaqué le village de Ntoyo, dans le secteur de Bapere, où des habitants s’étaient réunis pour une veillée mortuaire. Pris par surprise aux alentours de 22 heures, les civils n’ont eu aucune échappatoire. Selon les autorités locales, au moins 74 corps ont été retrouvés, mais le bilan pourrait s’alourdir, plusieurs personnes étant portées disparues. Des sources indépendantes évoquent déjà plus de cent victimes.
Outre les pertes humaines, les assaillants ont également causé d’importants dégâts matériels. Des témoins rapportent l’incendie de deux véhicules, de huit motos ainsi que de quatorze bicyclettes. « La coalition FARDC-UPDF déployée dans la zone n’a pas pu empêcher le massacre. Elle est arrivée avec retard », déplore un notable local, pointant du doigt la faiblesse de la réponse sécuritaire face à une violence récurrente.
Ce drame s’inscrit dans une série d’attaques qui endeuillent le Nord-Kivu depuis le début du mois. Avec cette tuerie, le nombre de victimes des ADF en un mois dépasse déjà la barre des 150 morts. Dans la même nuit, une autre incursion attribuée aux mêmes rebelles a été signalée dans le territoire voisin de Beni, où une dizaine de personnes auraient également perdu la vie.
CB
