Le gouvernement de la République démocratique du Congo a exprimé mercredi sa vive condamnation après les attaques meurtrières menées par les Forces démocratiques alliées (ADF), affiliées à l’État islamique, dans les territoires de Lubero et Beni, au Nord-Kivu. Dans un communiqué officiel, Kinshasa déclare : « Le gouvernement de la République démocratique du Congo condamne avec la plus grande fermeté les attaques terroristes perpétrées dans la nuit du lundi 8 septembre 2025 », tout en réaffirmant sa « détermination à restaurer la paix et la sécurité ».
Selon les autorités provinciales, les attaques ont fait un lourd bilan humain et matériel. À Ntoyo, localité du territoire de Lubero, « l’attaque a coûté la vie à 71 personnes, fait 6 blessés, provoqué plusieurs disparitions et entraîné l’incendie de nombreuses habitations et véhicules ». D’autres villages du territoire de Beni, comme Fotodu et Avey, ont également été frappés : « une autre attaque a fait 18 morts ». Le gouvernement présente « ses condoléances les plus attristées aux familles durement éprouvées » et assure de son « soutien au gouvernement provincial du Nord-Kivu dans la gestion des conséquences humanitaires ».
Face à la persistance de la violence, Kinshasa affirme rester pleinement mobilisée. « Le gouvernement est fermement engagé à poursuivre les opérations militaires contre les groupes terroristes, en vue de leur neutralisation », souligne le communiqué. Il insiste également sur sa volonté « de renforcer ses moyens pour protéger les populations civiles, restaurer la sécurité et mettre définitivement fin aux activités terroristes de l’ADF ».
CB
