À Kinshasa, la présidence de l’Assemblée provinciale est fragilisée. Lévi Mbuta, pasteur et élu du regroupement politique 4AC, fait désormais face à une motion de destitution. Plusieurs députés provinciaux ont signé une pétition visant son départ. « Vingt signatures ont déjà été recueillies », confie un élu joint par INFOS.CD ce jeudi 11 septembre. Or, il suffit de cinq signatures pour enclencher la procédure et de 25 voix pour valider la déchéance du président de l’organe délibérant de la capitale.
Les contestataires reprochent à Lévi Mbuta un ensemble de fautes politiques et administratives. Ils évoquent notamment « le manque de leadership et l’incapacité à rassembler », mais aussi le « tribalisme », la « mauvaise gestion financière et administrative », « l’opacité dans les décisions », ainsi que « l’hypocrisie politique et le double langage ». À cela s’ajoutent, selon les pétitionnaires, « le blocage des initiatives parlementaires, le clientélisme et l’autoritarisme ».
Cette fronde éclate à la veille de la rentrée parlementaire prévue pour le 29 septembre, un rendez-vous déjà annoncé sous haute tension. L’Assemblée provinciale de Kinshasa pourrait donc vivre une session agitée, marquée par des débats houleux autour du maintien ou non de son président, dont l’avenir politique apparaît désormais compromis.
CB
