Le Vice-Premier ministre chargé du Budget, Adolphe Muzito, a amorcé ce jeudi 11 septembre une nouvelle étape dans la réforme de la politique salariale en République démocratique du Congo. Au cours d’une rencontre avec le vice-ministre de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau, les deux responsables ont discuté des priorités du secteur public dans le cadre de l’élaboration du projet de loi de finances 2026. La réunion, à laquelle a également pris part le vice-ministre Élysé Bokumwana, a mis en lumière « la volonté commune de moderniser l’administration publique et de s’attaquer à l’épineuse question des écarts de rémunération ».
Les échanges ont particulièrement insisté sur « la nécessité d’une collaboration renforcée entre le ministère du Budget et celui de la Fonction publique ». Jean-Pierre Lihau a salué « l’expérience d’Adolphe Muzito, qu’il juge essentielle pour mener à bien les réformes en cours ». Ensemble, ils ont convenu de préparer « une nouvelle politique salariale » visant à réduire les écarts entre les agents de l’État basés à Kinshasa et ceux des provinces.
Le projet de réforme ne se limite pas à une simple question financière. L’objectif affiché est également « d’améliorer la qualité des dépenses publiques et de rationaliser le fonctionnement de l’administration ». Cette approche traduit la volonté du gouvernement de créer une structure administrative plus efficiente, capable de répondre aux attentes des citoyens sur l’ensemble du territoire national.
Cette initiative s’inscrit dans la continuité des réformes institutionnelles initiées par le président Félix Tshisekedi. Pour l’exécutif, l’harmonisation des salaires représente non seulement « une mesure de justice sociale, mais aussi un levier pour dynamiser l’économie et renforcer la cohésion nationale ». L’enjeu est donc de bâtir une fonction publique équitable, performante et au service du développement du pays.
CB
