Dans une contre-mise au point cinglante, Me Ashley Madiata recadre la sortie du Conseiller Martin Solo, qui assimile le contrôle parlementaire à une tentative de division. L’avocat rappelle que cette prérogative de l’Assemblée provinciale n’est ni une hostilité personnelle ni une menace pour la stabilité, mais au contraire un gage de bonne gouvernance, de transparence et de respect de l’intérêt général.
Contre-mise au point de Me Ashley Madiata sur la déclaration du Conseiller Martin Solo
La récente sortie médiatique du Conseiller en communication du Gouverneur du Kongo Central, Martin Solo, visant à présenter tout exercice de contrôle parlementaire comme une tentative de « déstabilisation des institutions provinciales », mérite une mise au clair.Il est inexact pour ne pas dire dangereux de faire croire à l’opinion que le contrôle parlementaire équivaut à une manœuvre de division. Dans une province régie par les lois de la République et les principes démocratiques, l’Assemblée provinciale n’est pas un organe décoratif : elle a pour mission fondamentale de voter les édits, de représenter la population et surtout d’exercer un contrôle rigoureux sur l’Exécutif provincial. Ce rôle, loin de fragiliser la province, constitue au contraire la garantie de la bonne gouvernance, de la transparence et du respect de l’intérêt général.
Assimiler le contrôle parlementaire à une stratégie de « diviser pour mieux régner » revient à nier la séparation des pouvoirs et à affaiblir la démocratie provinciale. Gouverner dans l’opacité, sans contre-pouvoirs, c’est ouvrir la voie à la corruption, à l’impunité et à la gestion hasardeuse des ressources publiques.
Le Gouverneur de province, tout comme le Président de l’Assemblée provinciale, a le devoir de respecter le jeu institutionnel tel que prévu par la Constitution et les lois de la République. Le contrôle parlementaire n’est donc pas une hostilité personnelle contre le Gouverneur, mais une exigence légale et un devoir envers le peuple du Kongo Central.
En définitive, la véritable déstabilisation ne vient pas du contrôle parlementaire, mais bien des discours qui cherchent à intimider ou à discréditer l’Assemblée provinciale dans l’exercice de ses prérogatives. Pour que notre province progresse, il faut renforcer les institutions dans leur rôle respectif, et non ériger un faux mythe d’« union sacrée » qui neutraliserait la mission de contrôle des élus du peuple.
Pourquoi le contrôle parlementaire devrait-il déranger dès lors qu’on ne se reproche de rien????
Le développement auquel aspire le Kongo Central ne se construira pas dans la complaisance, mais dans la transparence, la redevabilité et le respect mutuel entre institutions d’une part et dans chaque institution d’autre part.
Se/ Me Ashley MADIATA KAVUNGU, le pragmatique !
