L’Assemblée nationale a annoncé, mercredi 17 septembre, la création d’une commission spéciale chargée d’examiner les pétitions visant le bureau présidé par Vital Kamerhe. Cette instance provisoire, composée d’un délégué par groupe parlementaire ainsi que d’un représentant des députés non-inscrits, dispose d’un délai strict de 72 heures pour rendre ses conclusions.
La décision a immédiatement ravivé les tensions dans l’hémicycle. Le député Justin Bitakwira a interpellé ses collègues en estimant que « l’occupation de plusieurs zones du pays par la coalition M23-AFC et l’armée rwandaise » devrait constituer la priorité absolue. Il a mis en garde contre le risque pour les élus d’être perçus par la population comme faisant preuve d’« inconscience » s’ils se concentraient sur les pétitions au détriment de la crise sécuritaire.
Ces propos ont été accueillis par des protestations d’une partie des parlementaires, qui ont invité leur collègue à se limiter au sujet du jour. Pour eux, la démarche engagée n’a rien d’accessoire et s’inscrit dans le cadre du bon fonctionnement de l’institution.
La commission, sous pression, devra arbitrer ce bras de fer politique et soumettre son rapport à la plénière dans le délai imparti.
CB
