La capitale de la Tshopo traverse une période particulièrement difficile. Cambriolages, agressions et violences urbaines rythment désormais le quotidien de nombreux habitants de Kisangani, contraints de vivre dans un climat de peur et d’incertitude. Plusieurs organisations locales de la société civile tirent la sonnette d’alarme, appelant les autorités provinciales à prendre des mesures concrètes pour rétablir la sécurité.
Pourtant, au moment où l’insécurité devient un sujet brûlant, le gouverneur Paulin Lendongolia est critiqué pour son manque d’implication. De nombreuses voix estiment que son attention est davantage tournée vers ses déplacements fréquents à Kinshasa, où il serait mêlé à des tractations autour du commerce de l’or, que vers la gestion des préoccupations sécuritaires de sa province.
Cette perception d’un dirigeant plus préoccupé par des intérêts économiques personnels que par la protection de ses concitoyens alimente un sentiment de frustration au sein de la population. Certains observateurs parlent même d’un décalage inquiétant entre le discours officiel et les réalités que vivent les Boyomais.
La situation actuelle interpelle sur la nécessité d’un leadership responsable et centré sur l’intérêt collectif. Pour de nombreux habitants de Kisangani, il est temps que les priorités changent : la sécurité des personnes et des biens doit redevenir le cœur de l’action de l’exécutif provincial.
CB
