Le procès de l’ancien président congolais Joseph Kabila s’est poursuivi ce vendredi 20 septembre 2025 devant la Haute Cour militaire à Gombe. L’ex-chef de l’État est poursuivi pour participation à un mouvement insurrectionnel et pour apologie d’actes de terrorisme attribués à la coalition Alliance du fleuve Congo et au M23. Cette reprise d’audience intervient dans un climat politique tendu, où chaque étape de la procédure est scrutée par l’opinion nationale et internationale.
Au cours des débats, la partie civile, représentée par l’avocat Jean-Marie Kabengela, a réclamé la condamnation de l’ancien président à la prison à perpétuité. Selon lui, une telle peine constituerait une alternative à la peine de mort, tout en permettant de rendre justice aux victimes. La partie civile a par ailleurs réévalué les dommages et intérêts, désormais fixés à 30 milliards de dollars américains, au regard de l’ampleur des préjudices attribués aux violences reprochées à Kabila.
Par ailleurs, le ministère public a renoncé à la comparution de trois témoins clés initialement attendus à la barre, évoquant des contraintes sécuritaires. Cette décision a surpris certains observateurs qui y voient un ralentissement dans l’instruction du dossier. La Haute Cour militaire devra poursuivre l’examen des arguments avant de trancher sur le sort judiciaire de l’ancien président, dont le procès reste sans précédent dans l’histoire politique récente de la République démocratique du Congo.
CB
