Face à la flambée des violences attribuées aux rebelles ADF dans l’Est de la République démocratique du Congo, l’Assemblée nationale a décidé d’envoyer une délégation de sept députés dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri. Cette mission parlementaire vise à constater la réalité sécuritaire et humanitaire sur le terrain, dans des zones particulièrement meurtries par les attaques répétées de ce groupe armé d’origine ougandaise.
Dans un communiqué consulté ce vendredi 19 septembre par Notre rédaction, la Chambre basse précise : « Sept députés sont choisis pour effectuer une mission officielle à l’intérieur du pays. L’objectif de la mission est l’assistance de l’Assemblée nationale à Ntoyo, en territoire de Lubero, et à Mbau, en territoire de Beni ». Cette initiative intervient dans un contexte de vive inquiétude, après une série de massacres qui ont fait plus de 90 morts en l’espace d’une semaine.
Les tueries du 8 au 15 septembre illustrent la cruauté des assaillants : 64 civils tués à Ntoyo, près de Manguredjipa, 20 autres à Fotudu, suivis de nouvelles victimes à Masuku et à Beni-Mbau. Alors que la population dénonce la lenteur des réponses gouvernementales face à cette menace, elle souligne le contraste entre la forte mobilisation de Kinshasa contre le M23 et la relative discrétion dans le dossier ADF, pourtant considéré comme le groupe armé le plus sanguinaire du pays.
CB
