Face à la congestion croissante de la circulation dans la capitale, le président de la République, Félix Tshisekedi, a de nouveau alerté le Conseil des ministres de ce vendredi 19 septembre sur « cette réalité devenue insoutenable pour nos concitoyens, les embouteillages qui paralysent chaque jour la ville de Kinshasa et qui détériorent considérablement la qualité de vie de la population. » Rappelant ses interventions lors de la 22e réunion du Conseil des ministres du 15 novembre 2024, le chef de l’État a souligné l’urgence de fluidifier la circulation routière et le rôle exemplaire attendu de la police pour réguler le trafic et faire respecter le code de la route.
Convaincu que « la mobilité constitue le poumon vital d’une capitale moderne », Félix Tshisekedi a appelé à transformer les encombrements en levier de dynamisme économique et de dignité nationale. Il a ainsi demandé au vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, d’établir un état des lieux précis sur la formation, l’équipement et les effectifs des agents de police spécialisés, tout en renforçant leurs capacités. Des solutions conjointes avec le ministère de la Défense pourraient également mobiliser certaines unités militaires pour soutenir la police aux carrefours stratégiques.
Le président a aussi fixé des directives claires aux autres responsables gouvernementaux. « Le vice-Premier ministre, ministre des Transports, a été chargé de présenter un plan opérationnel assorti des mesures concrètes pour fluidifier la circulation, la mise en place d’une signalisation moderne, gestion intelligente des carrefours et déploiement de solutions technologiques adaptées. » Quant au gouverneur de Kinshasa, il devra accélérer la réforme du transport urbain collectif, encadrer taxis et bus, interdire les stationnements anarchiques et créer des parkings modernes. Enfin, pour les taxis-motos, « Port obligatoire du casque par les conducteurs et les passagers, identification rigoureuse… limitation de leur champ de circulation par l’interdiction formelle d’accès au centre-ville. » Un suivi mensuel de la situation sera présenté au Conseil de ministres pour mesurer l’évolution de ces mesures.
CB
