La chefferie de Batangi-Mbau, en territoire de Beni, a été le théâtre vendredi 19 septembre d’une nouvelle attaque meurtrière attribuée aux Forces démocratiques alliées (ADF), un groupe armé d’origine ougandaise. Selon les forces vives locales, au moins Onze personnes ont perdu la vie lors de cet assaut. Sept corps ont déjà été acheminés à la morgue de l’hôpital général d’Oicha.
Cette région, longtemps marquée par les exactions des ADF, connaît un regain de violences après une période d’accalmie partielle dans certaines localités, rendue possible par les opérations conjointes menées par les Forces armées congolaises (FARDC) et l’armée ougandaise (UPDF). Certains observateurs estiment que cette flambée meurtrière serait une réponse des terroristes aux frappes militaires qui les ont récemment ciblés, tandis que d’autres y voient une stratégie visant à disperser l’attention des forces armées.
La situation sécuritaire reste préoccupante dans le territoire de Beni, où les violences continuent de faire des victimes. Entre le 8 et le 15 septembre, au moins 91 civils ont été tués, selon le député Remy Mukweso, qui a interpellé le ministre de la Défense sur les mesures à prendre pour protéger les populations locales et mettre fin à cette spirale de violences.
CB
