La démission du président de l’Assemblée nationale a relancé le débat sur le sort des autres membres du bureau visés par la pétition.
Sur les cinq responsables ciblés, deux ont déjà quitté leurs fonctions, mais trois autres restent en poste : le rapporteur Jacques Ndjoli, la questeure et son adjointe. Cette situation crée une certaine inquiétude et une désapprobation dans l’opinion publique.

Selon les observateurs du Palais de la Nation, le rapporteur Jacques Ndjoli, connu pour sa proximité avec l’ancien président Vital Kamerhe, est également accusé de « transhumance politique ». C’est pour cette raison que les pétitionnaires exigent également son départ, le tenant pour responsable de la gestion du Parlement.
Pour de nombreux analystes, la démission de leur président ne les exonère pas de leurs propres responsabilités. S’ils restent en fonction, cela pourrait être perçu comme un acharnement ciblé contre Vital Kamerhe, ce qui viderait la pétition de son sens.
Cette situation met en lumière la vigilance accrue de la société civile et son exigence de transparence. L’enjeu dépasse le cadre individuel : il touche directement à la crédibilité et à la cohérence du travail parlementaire. Le pays entier suit l’évolution de ce dossier.
Le choix des membres restants (démission volontaire ou réponse publique aux accusations) sera considéré comme un véritable test de responsabilité politique. Les conséquences de leur décision pourraient être durables, affectant la confiance des citoyens envers leurs élus et l’image de l’Assemblée nationale.
Roger Makangila
