Quelques heures après l’annonce de la démission de Vital Kamerhe, le président Félix Tshisekedi a tenu à clarifier sa position face aux médias. Pour le chef de l’État, les bouleversements récents au sein de l’Union sacrée relèvent d’une dynamique interne à l’Assemblée nationale : « C’est leur cuisine interne. Je n’y suis pour rien. Je considère Kamerhe toujours comme un allié, un frère », a-t-il affirmé, soulignant sa volonté de maintenir l’alliance politique avec le leader de l’UNC.
De son côté, Vital Kamerhe a insisté sur la continuité de son engagement auprès du président. La démission de ses fonctions, a-t-il précisé, ne constitue pas un désaccord avec Félix Tshisekedi, mais répond aux tensions internes de l’institution législative. Il a réitéré son soutien au chef de l’État, notamment face aux pétitions visant certains membres du bureau de l’Assemblée nationale, confirmant ainsi la pérennité de leur collaboration politique.
Le président Tshisekedi a également évoqué les efforts entrepris pour une rentrée parlementaire apaisée. « La rentrée parlementaire devait se faire dans le calme et la sérénité, mais les institutions ont leur propre fonctionnement », a-t-il souligné. Selon lui, la stabilité du pays passe par une coordination efficace entre les différents organes, et non par des décisions unilatérales.
Le chef de l’État a rappelé sa rencontre récente avec les principaux responsables des institutions : le président du Sénat, la Première ministre, le président de l’Assemblée et le président du Conseil supérieur de la magistrature. L’objectif était de garantir une rentrée parlementaire sereine. Malgré ces efforts, les députés ont choisi de suivre leur propre logique, a déploré Tshisekedi, réaffirmant que sa responsabilité ne pouvait être engagée dans les tensions observées à l’Assemblée.
En conclusion, Félix Tshisekedi a insisté sur la cohésion et la stabilité comme priorités nationales. Son message est clair : malgré les changements au sein du bureau de l’Assemblée, Vital Kamerhe reste un partenaire politique stratégique, et l’alliance au sein de l’Union sacrée demeure intacte, tant que les acteurs eux-mêmes ne décident pas de la remettre en cause.
CB
