La démission surprise de Vital Kamerhe du bureau de l’Assemblée nationale continue de susciter des réactions dans la classe politique congolaise. L’opposant Emery Okundji y voit la preuve d’un climat malsain entretenu par l’Union sacrée, qu’il accuse d’avoir orchestré un « désordre institutionnel » à travers une série de pétitions visant cinq membres du bureau. Pour lui, ces manœuvres fragilisent inutilement le Parlement à un moment où le pays fait face à des défis sécuritaires et sociaux majeurs.
Réagissant à la position du président Félix Tshisekedi sur le départ de son allié, l’ancien ministre des Postes et Télécommunications n’a pas mâché ses mots. Selon lui, le chef de l’État ne peut ignorer ce qui se trame au sein des institutions. « Sa réaction est teintée d’hypocrisie politique », estime-t-il, rappelant que rien d’important ne peut se dérouler dans les arcanes du pouvoir sans que le président en soit informé au préalable.
Okundji a par ailleurs mis en garde contre toute tentative de révision constitutionnelle, évoquant la diffusion récente d’une ancienne vidéo relancée dans le débat public. Il qualifie cette démarche de « ballon d’essai » dangereux, susceptible d’entraîner des conséquences historiques lourdes pour la stabilité du pays. Dans ce contexte, il appelle à stopper toute velléité de modification de la loi fondamentale, pendant que deux seuls membres du bureau, Christophe Mboso et Jean-Claude Tshilumbayi, échappent encore aux pétitions.
CB
