À New-York, en marge de la 80ᵉ Assemblée générale de l’ONU, Félix Antoine Tshisekedi et Emmanuel Macron ont affiché une convergence de vues sur les grands enjeux de la région des Grands Lacs. Leur tête-à-tête, qui a duré près d’une heure au siège des Nations-Unies, a mis en lumière une volonté commune : renforcer la coopération entre Kinshasa et Paris face aux défis sécuritaires persistants dans l’Est de la RDC.
Le président français a profité de cette rencontre pour annoncer la convocation en octobre, à Paris, d’une conférence internationale consacrée à la crise humanitaire dans les Grands Lacs. Une initiative accueillie avec enthousiasme par son homologue congolais, qui y voit un signal fort de l’engagement de la France aux côtés de la RDC. De son côté, Félix Tshisekedi a salué la position claire de Paris en faveur du respect de la souveraineté congolaise, un message que Macron avait déjà porté depuis la tribune onusienne.
Au-delà des dossiers diplomatiques, cette rencontre a aussi traduit une proximité entre les deux dirigeants. L’échange s’est achevé sur une note conviviale, lorsque le chef de l’État français a surpris son auditoire en lançant avec humour : « Bandal, c’est Paris ». Un clin d’œil qui a détendu l’atmosphère et symbolisé une complicité grandissante, au moment où Kinshasa et Paris entendent jouer un rôle moteur dans la recherche d’une paix durable en Afrique centrale.
CB
