La crise scolaire qui paralysait le territoire de Walikale vient de trouver une issue favorable. Après plusieurs semaines de tension marquées par la grève des enseignants, le gouvernement a débloqué 1,5 milliard de francs congolais pour apurer le dernier mois de salaire en souffrance. Cette avancée est le fruit d’un plaidoyer soutenu du député national Michel Moto, qui s’est personnellement engagé pour ramener la sérénité dans les écoles de sa circonscription.

Cet effort s’inscrit dans la continuité d’une démarche entamée depuis plusieurs mois par l’élu de Walikale, déjà à l’origine du paiement d’une série d’arriérés qui asphyxiaient les enseignants. Le déblocage du mois de janvier 2025, jusque-là non payé, vient ainsi clore un dossier qui faisait planer l’incertitude sur la rentrée scolaire et le droit à l’éducation des élèves. La paie sera assurée à travers la microfinance TDI, pour garantir une distribution rapide et sécurisée.


La solution a émergé d’une rencontre entre une délégation de députés du Nord-Kivu, dont Michel Moto, et le vice-ministre de l’Éducation nationale, Théodore Kazadi Mwayila. Les élus ont profité de l’occasion pour alerter sur des difficultés similaires vécues dans d’autres territoires comme Nyiragongo, Rutshuru, Masisi, Lubero et Beni, où la menace de grèves persiste. Le gouvernement, de son côté, a rassuré sur son engagement à honorer les salaires des enseignants, y compris dans les zones sensibles.

Reconnaissant les efforts consentis, le député Michel Moto a salué la réactivité des autorités centrales et invité les enseignants à reprendre sans tarder le chemin des classes. Pour lui, la levée de cette grève n’est pas seulement une victoire politique, mais surtout un pas décisif pour garantir la continuité pédagogique et redonner espoir aux milliers d’élèves de Walikale, longtemps privés de leur droit fondamental à l’éducation.
CB
