La polémique enfle à Kisangani après les révélations sur le voyage du gouverneur Paulin Lendongolia aux Émirats arabes unis, où il aurait engagé des discussions autour de contrats pétroliers. Une démarche qui soulève des interrogations, car la négociation des accords énergétiques relève exclusivement des prérogatives du gouvernement central, à travers les ministères compétents et la Présidence.
Ce type d’initiative hors cadre légal expose la province à de sérieuses critiques. Sur le plan institutionnel, l’absence de mandat clair pourrait rendre ces pourparlers caducs, voire contestés devant les instances nationales. Par ailleurs, la tenue de discussions stratégiques dans un hôtel à Dubaï, loin de tout cadre officiel, alimente les soupçons d’opacité et de manque de transparence.
Cette démarche fragiliserait la crédibilité de la Tshopo et risque d’entacher son image auprès des partenaires potentiels. Alors que la gestion des ressources naturelles demeure une question hautement sensible en RDC, le cas Lendongolia illustre les dérives possibles lorsque des initiatives individuelles prennent le pas sur la rigueur institutionnelle.
CB
