À l’Office national de l’emploi (ONEM), la gestion interne semble faire face à de profondes turbulences. Depuis plusieurs mois, plusieurs décisions prises par le Directeur Général Fanon Beya suscitent interrogations et incompréhensions parmi le personnel. Les services paralysés et une centralisation accrue des attributions marquent un climat de frustration palpable.
Des sources internes indiquent que la distribution des responsabilités au sein de l’Office a été largement concentrée entre les mains d’un seul collaborateur, un assistant technique, dont l’influence semble dépasser son rôle officiel. Cette situation aurait contribué à réduire considérablement l’activité des directeurs techniques et autres responsables de services.
La question de la hiérarchie et des promotions pose également problème. Certains cadres, parmi lesquels des chefs de bureaux et directeurs, auraient été promus sans l’aval du Ministre de tutelle, entraînant des « enjambements de grades » qui perturbent la structure institutionnelle et les processus internes.
Par ailleurs, des irrégularités concernant les diplômes de certains hauts responsables, notamment du Secrétaire Général, ont été signalées. Ces situations complexes s’accompagnent de tensions liées aux missions sur le terrain, où certains responsables provinciaux se voient placés sous la supervision d’adjoints moins gradés, suscitant des incompréhensions et un sentiment de frustration.
Le Directeur Général de l’ONEM n’aurait, selon les informations disponibles, jamais tenu de réunion avec l’ensemble du personnel pour discuter de la situation interne ou partager les orientations stratégiques. Les décisions, notamment en matière de radiation de certains responsables, auraient été prises sans validation préalable du conseil d’administration.
Les relations avec le conseil d’administration sont également jugées compliquées, tandis que le cabinet du Directeur Général, composé de plusieurs collaboratrices, joue un rôle central dans la conduite de certaines opérations internes. Ces pratiques soulèvent des questions sur la gouvernance et le respect des procédures institutionnelles au sein de l’Office.
Enfin, l’organisation actuelle de l’ONEM, marquée par l’absence de conventions internes fonctionnelles et un suivi limité des conseils de collaborateurs, illustre un contexte où la centralisation et la concentration des décisions semblent dominer le fonctionnement quotidien de l’institution. Le défi reste pour l’ONEM de retrouver une dynamique administrative plus transparente et équilibrée.
CB
