Le territoire de Djugu, en Ituri, a de nouveau été endeuillé jeudi 2 octobre par une attaque attribuée aux miliciens de la Coopérative pour le développement du Congo (CODECO). Selon la société civile locale, ces hommes armés ont tendu une embuscade à des habitants de la localité de Maze, non loin du site des déplacés de Rhoo, faisant au moins 15 morts et plusieurs blessés. Les victimes étaient pour la plupart des civils partis travailler dans leurs champs.
Cette nouvelle tuerie ravive le sentiment d’abandon parmi les communautés locales. Des voix s’élèvent pour dénoncer l’incapacité des forces de sécurité à anticiper ou contrer ces assauts répétés, malgré leur présence dans la région. Les populations, déjà fragilisées par les déplacements forcés, vivent dans une peur constante, oscillant entre insécurité dans les villages et précarité dans les camps.
Les violences attribuées à la CODECO s’ajoutent à celles d’autres groupes armés actifs dans l’Est de la République démocratique du Congo, notamment les ADF. Malgré les initiatives de dialogue et les opérations militaires lancées ces dernières années, la milice continue de défier l’autorité de l’État. Pour les habitants de Djugu, la question reste entière : combien de temps faudra-t-il encore attendre avant de voir une véritable amélioration de la sécurité ?
CB
