Un climat de stupeur règne à Mont-Ngafula dans la ville de Kinshasa,après l’explosion d’une grenade lacrymogène, mardi 30 septembre, dans une salle de classe du Collège Saint Fabrina, au quartier Kindele-Mabanga. Quinze élèves ont été touchés, dont plusieurs gravement blessés, créant une vive panique au sein de l’établissement et dans tout le voisinage.
Réagissant à ce drame, Michel Tshimbayi, président des Bétonnistes et figure locale influente, a exprimé sa solidarité envers les victimes et leurs familles. Il a dénoncé un acte d’une extrême gravité, appelant à l’ouverture d’une enquête sérieuse pour établir les responsabilités et éviter que de tels incidents ne se reproduisent dans les écoles. Il a ensuite recommandé la prise en charge des victimes dans les structures médicales dignes de ce nom.
Selon les autorités locales, l’auteur présumé serait un élève de 19 ans, fils d’un policier, qui aurait introduit l’engin explosif avant de le déclencher en pleine classe. Immédiatement interpellé, il a été conduit dans un poste de police de la commune. Le bourgmestre Séverin Lumbu a précisé que huit élèves ont été transférés aux Cliniques universitaires, trois à Monkole et quatre au centre de santé Hermine, tandis que certains restent encore hospitalisés.
Ce nouvel incident intervient alors que la sécurité scolaire à Mont-Ngafula suscite déjà des inquiétudes, quelques jours après qu’un autre élève de la même école a blessé un camarade à la machette. Face à cette recrudescence d’actes violents dans les établissements, Michel Tshimbayi insiste sur la nécessité de renforcer la vigilance et d’assurer une meilleure protection des élèves.
CB
