La succession de Vital Kamerhe à la tête de l’Assemblée nationale s’annonce déjà comme un terrain de tension au sein de la majorité parlementaire. Alors que les sages de la coalition avaient désigné Christophe Mboso Nkodia comme candidat pour ce poste stratégique, l’Union pour la Nation Congolaise (UNC) se positionne désormais ouvertement. Selon Jean Baudoin Mayo Mambeke, cadre de l’UNC, le regroupement politique aurait « naturellement » droit à cette présidence en tant que deuxième force de la majorité.
Pour Mambeke, cette revendication s’inscrit dans une logique de respect des équilibres au sein de la coalition. « Le poste de Président de l’Assemblée nationale revient normalement au regroupement AA/UNC, sauf décision contraire de la Haute Autorité politique de l’Union sacrée », a-t-il précisé sur le réseau social X, soulignant que la décision finale resterait entre les mains de l’instance suprême de la coalition.
Malgré ces tensions, l’UNC assure de son engagement auprès du chef de l’État Félix Tshisekedi. Le parti réaffirme également sa volonté de maintenir une coopération étroite avec l’UDPS, partenaire clé de la coalition présidentielle. Cette posture traduit une volonté de défendre ses intérêts tout en restant loyal à la dynamique de l’Union sacrée.
CB
