À Lubero, dans la province du Nord-Kivu, une centaine de miliciens affiliés au groupe FPP/AP ont récemment décidé de se rendre aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). Cette reddition, intervenue le jeudi 2 octobre à Ivingu, marque un tournant dans un territoire encore partiellement sous l’influence du M23. Les combattants se sont présentés aux autorités provinciales avec leurs armes, symbolisant une volonté de contribuer au rétablissement de la sécurité.
Le gouverneur militaire du Nord-Kivu, le général Evariste Somo, a salué cette initiative, qualifiant le geste des miliciens de preuve de courage et de patriotisme. Il les a encouragés à œuvrer pour la paix et à faciliter la normalisation de la vie dans les zones affectées par l’insécurité. Cette démarche intervient dans un contexte où la pression des groupes armés et les tensions persistantes restent un défi majeur pour les autorités locales.
Le groupe dirigé par Kabido, autoproclamé général, avait par le passé oscillé entre opposition à l’État et rapprochement avec le M23. Alors que la rébellion gagnait du terrain dans le territoire de Lubero, Kabido avait un moment annoncé son soutien au M23. Cette position avait été contestée par ses propres hommes et suscitait de vives critiques de l’opinion publique, le poussant à revenir sur ses déclarations.
Aujourd’hui, la reddition de ses hommes intervient alors que Kabido a été arrêté par les services congolais et est détenu à Kinshasa. Pour les analystes, ce choix collectif de déposer les armes pourrait refléter la désillusion de certains miliciens face aux manœuvres de leur chef et constitue une opportunité pour l’État de renforcer la stabilité dans cette partie du Nord-Kivu.
CB
