La province de la Tshopo est en train de basculer dans une gouvernance autoritaire masquée sous les habits républicains.
Depuis son arrivée à la tête de la province, Paulin Lendongolia Lebabonga ne cesse de poser des actes qui violent les principes de l’État de droit, piétinant allègrement la séparation des pouvoirs.
La dernière illustration de cette dérive est l’implication directe du gouverneur dans la manipulation flagrante de la justice au procès expéditif et inique qui a condamné en flagrance le militant de la LUCHA Jedidia Mabela à 6 mois de prison ce mercredi, 02/10/2025.
Plusieurs activistes, journalistes et citoyens critiques font aujourd’hui l’objet de poursuites arbitraires, simplement pour avoir osé dénoncer sa gestion opaque, son absence d’initiatives concrètes, et l’inertie totale qui règne à la tête de la province.
Une justice transformée en instrument de répression
Des sources concordantes rapportent que des instructions politiques seraient données aux magistrats, à huis clos, pour museler les voix discordantes.
Les procès sont téléguidés, les arrestations arbitraires se multiplient, et la peur s’installe dans les milieux citoyens. L’affaire de l’activiste Jetidia Mabela, injustement condamné pour avoir exercé ses droits civiques, en est un symbole révoltant.
Une gouvernance sans repère, autoritaire et intouchable ?
Plutôt que de se consacrer au développement de la Tshopo, le gouverneur Lendongolia semble préoccupé à construire un régime personnel, basé sur la peur, la censure et la neutralisation de toute opposition. Il utilise la justice comme un fouet politique, transformant les palais de justice en bras armés de sa volonté.
Notre position est claire, disent les militants pro- démocratie.
Nous, militants engagés pour la démocratie et les libertés fondamentales, dénonçons avec force cette confiscation de la justice par le gouverneur, a lâché un activiste de Filimbi juste après le prononcé des juges du Tribunal de Paix de Kabondo.
Nous appelons les autorités nationales compétentes, les organisations de droits humains, et la population de la Tshopo à se lever contre ce glissement autoritaire, insiste un autre militant de la LUCHA.
La province de la Tshopo mérite une justice libre, une gouvernance responsable, et une voix citoyenne respectée. Trop, c’est trop.
CP
