Le président congolais Félix Tshisekedi met désormais la stabilité dans l’Est de la RDC au cœur du futur économique du pays. Dans un entretien exclusif accordé au média américain Scripps News, publié ce samedi 4 octobre, il a précisé que la RDC est prête à fournir ses importantes réserves de cobalt aux États-Unis, à condition que Washington contribue à sécuriser les zones minières de l’Est, toujours menacées par les activités du groupe rebelle M23. Selon lui, seule une pacification durable de ces régions permettra de transformer les richesses minières en un véritable levier de développement national.
Au-delà de la question sécuritaire, Tshisekedi insiste sur une exploitation plus juste du cobalt, en privilégiant la transformation locale et la création de valeur ajoutée. « La RDC ne veut plus être uniquement un pays extracteur », a-t-il affirmé. Il a également évoqué les tensions internationales autour de ce minerai stratégique, notamment entre Washington et Pékin, tout en réaffirmant la volonté de son pays de maintenir des relations équilibrées et ouvertes avec toutes les puissances.
En parallèle, le chef de l’État s’inquiète de la reprise d’Ebola dans la province du Kasaï, où 35 décès ont été enregistrés depuis septembre, soulignant l’importance d’une coopération internationale efficace pour gérer les crises sanitaires. Pour lui, la sécurité et la santé des populations sont indissociables du développement économique, faisant du cobalt congolais un enjeu stratégique de portée mondiale.
CB
