Le débat autour du nouvel accord minier entre la République démocratique du Congo et les États-Unis prend une tournure politique. Alors que Kinshasa vante les retombées positives de ce partenariat censé booster la transformation locale du cobalt et du lithium, certaines figures du paysage politique appellent à la prudence. Parmi elles, Adam Bombole, proche du président Félix Tshisekedi, qui alerte sur les risques d’une dépendance accrue vis-à-vis des puissances étrangères.
Dans un message diffusé sur X (ancien Twitter), l’ancien candidat à la présidentielle a pris ses distances avec la position officielle du gouvernement. Sans citer directement le chef de l’État, Bombole a souligné la nécessité d’une approche plus souveraine et responsable du développement national. « Le Président Donald Trump n’est pas et ne sera jamais la solution à nos problèmes. La guerre sévit toujours à l’Est de la République, malgré les déclarations internationales », a-t-il écrit, pointant du doigt la confiance jugée excessive envers les acteurs extérieurs.
Pour Adam Bombole, la RDC dispose des atouts nécessaires pour tracer sa propre voie. Il plaide pour un modèle de gestion des ressources minières centré sur les intérêts nationaux, capable de renforcer la valeur ajoutée locale et de réduire la dépendance aux capitaux étrangers. Ce discours, qui trouve un écho auprès de certains analystes et membres de la société civile, remet sur la table la question de la souveraineté économique dans un contexte de tensions régionales persistantes.
Face à ces critiques, le gouvernement défend bec et ongles l’accord conclu avec Washington, le présentant comme une opportunité de modernisation du secteur minier et de création d’emplois pour les Congolais. Mais les divergences apparues jusque dans le camp présidentiel traduisent la complexité d’un dossier hautement stratégique, à un moment où le pays cherche à concilier attractivité économique et défense de ses intérêts souverains.
CB
