La gestion du gouverneur de la Tshopo, Paulin Lendongolia, suscite une vive controverse après de nouvelles accusations portées par le coordonnateur de l’Association Africaine des Droits de l’Homme (ASADHO), Jean-Claude Katende. Dans une déclaration faite le dimanche 5 octobre, l’activiste dénonce ce qu’il qualifie de « complicité manifeste » entre l’autorité provinciale et certaines sociétés chinoises impliquées, selon lui, dans le pillage des ressources naturelles de la province. Une situation qu’il juge préjudiciable à la bonne gouvernance et au bien-être des populations locales.
Jean-Claude Katende estime que la province est livrée à une exploitation anarchique, facilitée par l’inaction, voire la participation du gouverneur. Il accuse Paulin Lendongolia d’user de son pouvoir pour étouffer toute voix discordante, citant notamment l’arrestation du militant citoyen Jedidia Mabela, condamné à l’issue d’un procès qualifié d’expéditif. Pour l’ASADHO, ce climat de répression traduit une volonté délibérée de museler la société civile et d’empêcher toute dénonciation des pratiques jugées illégales dans la gestion des finances publiques.
L’organisation de défense des droits humains appelle les autorités nationales, les élus provinciaux et les confessions religieuses à exercer une vigilance accrue sur la gestion de la Tshopo. Katende plaide pour l’ouverture d’enquêtes indépendantes afin d’établir les responsabilités dans les contrats conclus avec les entreprises étrangères opérant dans la région. Selon lui, la transparence dans la gestion des ressources reste la clé pour restaurer la confiance entre les dirigeants et les gouvernés.
Enfin, l’activiste invite la population à ne pas céder à la peur et à continuer de dénoncer toute forme d’abus ou de détournement. « Un gouverneur qui agit en dehors des règles de bonne gouvernance menace la stabilité de toute une province », a-t-il martelé. Ces accusations, qui ternissent l’image de l’exécutif provincial, risquent de relancer le débat national sur la présence controversée des entreprises chinoises dans l’exploitation minière et forestière en République démocratique du Congo.
CB
