Deux agents de santé ont perdu la vie dans des circonstances atroces ce week-end dans le village d’Ilambi, en territoire d’Isangi, province de Tshopo, après avoir été accusés à tort d’être impliqués dans des cas présumés d’« atrophie des organes génitaux ». Selon des sources médicales locales, les victimes ont été brûlées vives par une foule en colère.
Le drame illustre la montée de la violence à l’encontre des travailleurs de la santé dans certaines régions de la République démocratique du Congo. « Rien ne justifie un tel acte de barbarie. Ces agents faisaient simplement leur travail de sensibilisation sanitaire », a déclaré le Dr Gabriel Oketa, urgentiste à l’hôpital général de référence de Makiso à Kisangani, confirmant l’attaque.
Les autorités sanitaires et locales appellent à la vigilance et à la protection des professionnels de santé, soulignant que de tels actes compromettent les efforts de prévention et de sensibilisation dans des zones déjà fragiles. Les enquêtes sont en cours pour identifier les auteurs et prévenir de nouvelles violences contre le personnel médical.
CB
