L’Assemblée provinciale du Kongo Central a récemment tranché sur la crise autour de son bureau démissionnaire. Lors de la plénière, les députés ont décidé de rejeter les démissions du président Papy Mantezolo et de son vice Joseph Nsalambi. Selon les explications officielles, ces démissions n’ont pas été adressées conformément à la procédure, puisque le courrier avait été envoyé au Directeur de l’administration, qui ne dispose plus d’un mandat engageant l’organe délibérant depuis l’installation du bureau d’âge.
Cette décision intervient après une pétition initiée par 22 députés visant la déchéance de Mantezolo. Le vote de cette pétition a donné 22 voix pour, 2 contre et un bulletin nul, entraînant officiellement la déchéance de l’ancien président. Le porte-parole des pétitionnaires, le député Guylain Mpanzu, élu de Lukula, a défendu cette démarche, affirmant qu’elle respecte le règlement intérieur et qu’elle visait à rétablir le fonctionnement normal de l’Assemblée provinciale.
Interrogé sur les accusations de traitement “dilatoire” et “forcé” formulées par Mantezolo sur Top Congo FM, Mpanzu a rejeté ces critiques, soulignant que la démarche du président démissionnaire ne respectait pas les règles institutionnelles. Le député a également démenti toute implication de “forces extérieures” visant à déstabiliser l’institution, insistant sur la volonté des députés de préserver la stabilité et le bon fonctionnement de l’Assemblée provinciale.
Avec cette décision, l’Assemblée du Kongo Central envoie un signal clair sur la primauté des procédures et du règlement intérieur. La province semble ainsi vouloir tourner la page sur cette crise institutionnelle, tout en rappelant que la discipline parlementaire et la rigueur administrative restent des piliers essentiels pour garantir la stabilité politique locale.
CB
