Depuis son élection le 4 septembre 2024, le gouverneur Armand Yambe était perçu comme celui capable de tirer la province de la Tshuapa de son isolement et de lancer des projets de développement ambitieux. Un an plus tard, les attentes de la population restent largement insatisfaites. Les promesses de relance économique et de modernisation des infrastructures n’ont pas encore trouvé de traduction concrète, laissant la province dans un état de stagnation préoccupant.
Les habitants déplorent notamment l’absence d’une vision claire pour le développement local. Alors que le rôle d’un gouverneur est d’être présent sur le terrain, Armand Yambe a choisi de gérer la province depuis Kinshasa, séjournant principalement au Fleuve Congo Hôtel. Cette gestion à distance a des répercussions visibles sur la vie quotidienne des citoyens, qui constatent l’absence d’initiatives pour améliorer les routes rurales et la voirie urbaine, essentielles pour l’accès aux services et la circulation des produits agricoles.
Par ailleurs, la gestion financière de la province est pointée du doigt. Les ressources locales et les rétrocessions du gouvernement central sont en grande partie absorbées par les dépenses liées au séjour prolongé du gouverneur dans la capitale, incluant les frais de logement dans un hôtel cinq étoiles et la location de véhicules de luxe, sans compter d’autres charges annexes. Une situation qui contribue au ralentissement du développement et nourrit la frustration au sein de la population.
Face à cette situation, les habitants de la Tshuapa appellent à un leadership plus engagé et accessible. La question de la réhabilitation des infrastructures, cruciales pour l’économie locale et le bien-être des citoyens, reste au centre des préoccupations. La province semble attendre un dirigeant capable de conjuguer vision stratégique et proximité avec sa population afin de sortir de l’enlisement actuel.
Baromètre.cd
