Le vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Jacquemain Shabani Lukoo Bihango, a pris des mesures concrètes pour endiguer la fraude minière et la contrebande lors d’une importante séance de travail. « La sécurisation des sites miniers est un impératif pour protéger les ressources du pays et garantir que les bénéfices reviennent à la Nation », a-t-il souligné, rappelant l’impératif de transparence et de bonne gouvernance dans le secteur minier, conformément aux directives du Chef de l’État. Le rapport de la mission d’inspection dans le Lualaba, présenté lors de la réunion, pointe la présence d’hommes armés sur certains sites et l’intrusion massive de creuseurs illégaux, menaçant à la fois la sécurité et les recettes publiques.
Des mesures immédiates ont été adoptées pour rétablir l’ordre dans les zones d’exploitation, notamment la démilitarisation des sites et le renforcement de la surveillance afin de prévenir les incursions illégales. Un plan d’accompagnement de l’ARECOMS permettra de lever progressivement la suspension de l’exploitation du cobalt, tout en respectant les normes de traçabilité et de gouvernance minière. La feuille de route définie prévoit également une coordination renforcée entre les services publics, un suivi indépendant et une responsabilisation accrue des acteurs impliqués dans la chaîne d’approvisionnement minière.
Pour le ministre de l’Intérieur, il s’agit d’un enjeu de souveraineté nationale. « Notre objectif est clair : restaurer l’ordre, renforcer la discipline et faire en sorte que chaque gramme de minerai profite à la République », a-t-il affirmé. Cette rencontre a rassemblé des figures clés du secteur minier et sécuritaire, dont le ministre des Mines en visioconférence, le conseiller du Président, l’inspecteur général des Mines, le directeur général du CEEC et des représentants de la Police nationale et de la Commission nationale de lutte contre la fraude minière. L’approche multisectorielle adoptée traduit la volonté du gouvernement de protéger les ressources stratégiques de la RDC tout en assurant une exploitation plus transparente et durable.
CB
