Le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Jacquemain Shabani Lukoo Bihango, a réaffirmé la détermination du gouvernement à faire de l’enregistrement des faits d’état civil une priorité nationale. En ouvrant, jeudi 9 octobre à Kinshasa, la table ronde sur la contribution des ministères et services publics à la promotion d’une identité légale pour chaque Congolais, il a souligné que « l’état civil constitue le socle d’un État moderne et inclusif ». Cette initiative s’inscrit dans la vision de doter le pays d’un système administratif fiable, garantissant à tous les citoyens une reconnaissance juridique effective.
Devant les représentants de plusieurs institutions, notamment l’ONIP, le ministère du Genre, le PTNTIC et l’Institut national de la statistique, Jacquemain Shabani a insisté sur la nécessité d’une « synergie d’action » entre les différents acteurs concernés. Selon lui, la coordination interinstitutionnelle est essentielle pour lever les obstacles liés à l’enregistrement systématique des naissances, mariages, divorces et décès. « Un système d’état civil fiable et interconnecté demeure la clé pour garantir à chaque citoyen une identité juridique reconnue », a-t-il déclaré, tout en soulignant son importance dans la planification efficace des politiques publiques et sociales.
Le patron de l’Intérieur a également mis en garde contre les conséquences de l’absence d’identité légale, qui maintient « des millions de Congolais dans l’invisibilité administrative », les privant ainsi de leurs droits fondamentaux comme le vote ou l’accès à l’éducation. En lançant cette concertation multisectorielle, le gouvernement entend poser les bases d’une réforme structurelle du système d’état civil, considérée comme un pilier de la citoyenneté et une condition d’un État équitable, moderne et sécurisé.
CB
