Le président de l’Assemblée provinciale de la Tshopo, Mateus Kanga, a été lavé de tout soupçon de mégestion et de détournement à l’issue de la plénière organisée ce lundi 13 octobre à l’hémicycle. Il s’est défendu bec et ongles, pièces justificatives à l’appui, affirmant la rigueur et la transparence dans la gestion financière de son bureau.
Cette plénière très attendue faisait suite à une pétition initiée par quinze députés provinciaux qui accusaient le président, le rapporteur et le questeur de « graves manquements » dans l’exercice de leurs fonctions. Les griefs portaient notamment sur la non-justification de certaines dépenses et une supposée opacité autour des fonds alloués à la réhabilitation du bâtiment de l’Assemblée. Ces pétitions avaient d’ailleurs été soumises pour validation à la Cour d’appel de Kisangani et au Tribunal de paix de Makiso avant leur examen.
Mais le verdict des urnes a tranché : aucune pétition n’a obtenu le nombre de voix nécessaires pour entraîner la déchéance des membres du bureau. Sur les 28 députés ayant pris part au vote, 17 ont rejeté la pétition visant le président Mateus Kanga, contre 11 favorables à son départ. Le bureau reste donc en place, renforcé par cette victoire politique et institutionnelle.
S’exprimant à l’issue de la séance, Mateus Kanga a dénoncé une « cabale politique » orchestrée, selon lui, depuis l’extérieur de l’Assemblée, pointant du doigt des influences venues de l’exécutif provincial. De leur côté, les initiateurs de la pétition maintiennent leur position, affirmant que leur démarche n’avait qu’un seul objectif : exiger la transparence et préserver la crédibilité de l’institution provinciale.
Jeff Saile
