Alors que la scène politique congolaise demeure fragmentée, l’ancien président Joseph Kabila tente un retour remarqué. Deux semaines après sa condamnation à mort par contumace pour « trahison » et « crimes de guerre », selon Jeune Afrique,il a convié plusieurs figures de l’opposition à une rencontre politique ce mardi 14 octobre 2025 à Nairobi. Selon son entourage, cette initiative vise à « reconstruire un front commun » face au régime de Félix Tshisekedi, dans un contexte marqué par la relance des négociations entre Kinshasa et le M23-AFC à Doha.
Parmi les participants annoncés figurent Matata Ponyo Mapon, ancien Premier ministre en exil, et Seth Kikuni, ex-candidat à la présidentielle de 2023. Plusieurs anciens cadres du FCC, tels que Néhémie Mwilanya, Raymond Tshibanda, José Makila et Richard Muyej, auraient également confirmé leur présence. Ces soutiens traduisent la volonté de Kabila de réactiver ses anciens réseaux politiques et de s’imposer à nouveau comme un acteur incontournable de l’opposition congolaise.
Mais cette main tendue n’a pas séduit tout le monde. Moïse Katumbi, Delly Sesanga et Jean-Marc Kabund ont décliné l’invitation, tandis que Martin Fayulu affirme n’avoir reçu aucun contact officiel. Ce désintérêt révèle la méfiance persistante de certains leaders vis-à-vis d’un processus perçu comme centré sur le retour en force de l’ex-président. En cherchant à rallier l’opposition autour de sa personne, Joseph Kabila ravive autant les espoirs d’un front unifié que les fractures profondes qui minent déjà la classe politique congolaise.
CB
