Le nom d’Aimé Boji Sangara revient avec insistance dans les couloirs du Palais du peuple.Mardi 14 octobre, les députés nationaux du regroupement AA/UNC ont officiellement affiché leur soutien au ministre d’État en charge de l’Industrie pour la présidence du Bureau définitif de l’Assemblée nationale. À l’issue d’une réunion politique interne, le consensus a été unanime : le choix d’Aimé Boji est celui de l’expérience, de l’équilibre et du sens de l’État.
Selon les élus du regroupement, la candidature du ministre d’État s’inscrit dans une logique d’équilibre géopolitique et institutionnel. Originaire du Grand Kivu, Aimé Boji représenterait, à leurs yeux, la voix de l’Est dans un dispositif national où la Primature est détenue par l’Ouest et la présidence du Sénat par le Grand Katanga. Un positionnement jugé stratégique pour maintenir la cohésion et la représentativité régionale au sommet de l’appareil d’État.
Fort de trois mandats législatifs et d’un passage remarqué au ministère du Budget, Aimé Boji est présenté comme un profil de stabilité et de maîtrise des rouages parlementaires. Ses partisans mettent en avant sa connaissance fine des institutions, son sens du dialogue et sa rigueur administrative. Autant d’atouts qui, selon eux, font de lui le candidat idéal pour conduire la Chambre basse à un moment charnière du quinquennat.
Issu de l’école politique du Mwalimu Vital Kamerhe, Aimé Boji s’inscrit dans la continuité d’une tradition politique axée sur la compétence, le consensus et la paix. Plusieurs sources à l’Assemblée nationale évoquent déjà un large ralliement autour de sa candidature, estimé à plus de 250 députés issus d’autres regroupements. Une dynamique qui pourrait bien placer l’actuel ministre d’État parmi les grands favoris pour succéder à la tête de l’institution parlementaire.
CB
