Un an après l’investiture du gouvernement provincial dirigé par Paulin Lendongolia Lebabonga, l’heure est au constat. Et le tableau est sombre. Selon les résultats d’une deuxième enquête menée par l’Association des leaders intellectuels de la Grande Orientale, ILGO en sigle dirigée par le Professeur Groison-Trésor Kakumbi, la gestion de la Tshopo se caractérise par une dérive inquiétante, marquée par l’absence de leadership, le non-respect des engagements, et une gouvernance perçue comme chaotique
« Nous avons mené une enquête postérieure à la première qui portait déjà sur un échantillon de 5.000 personnes. C’est la cause noble de la Tshopo qui nous oblige à tirer la sonnette d’alarme », déclare le Pr Kakumbi.
Une gouvernance qui « patauge »
L’association dénonce l’écart flagrant entre le programme de gouvernement validé par l’Assemblée provinciale et la réalité sur le terrain. En une année, seulement 7 conseils des ministres ont été organisés, contre les 30 attendus sur la base d’un rythme hebdomadaire.
Cela traduit un manque de sérieux flagrant de la part du gouverneur, qui concentre tous les pouvoirs et même son absence, son adjoint ne peut tenir un conseil des ministre faute d’autorisation, chose qui donne image d’une centralisation outrée du pouvoir, même en son absence », poursuit le rapport.
Le terme utilisé par l’équipe du Pr Kakumbi est frappant « démocrature », pour qualifier un système où l’apparence démocratique cache une gestion autoritaire et inefficace, sans redevabilité ni respect du bien commun.
Comparaison amère avec les provinces sœurs
Alors que les provinces voisines de l’ex-Grande Orientale connaissent des inaugurations régulières d’infrastructures, la Tshopo se contente de cérémonies de lancement sans suite.
Exemple pointé du doigt, la route Opala, pour laquelle 3.000
000 de dollars américains avaient été décaissés , à ce jour, aucune avancée concrète n’est constatée. « Tout stagne », déplore le rapport.
Un appel à la responsabilité
Face à cette situation préoccupante, l’Association appelle les institutions de contrôle en premier lieu, l’Assemblée Provinciale, la société civile et les citoyens à exiger des comptes. L’enjeu est grand, redonner à la Tshopo sa place de leader dans le développement de l’ex-Grande Orientale.
À Kisangani, à part les actions menées par le gouvernement central sur orientation du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo traduit dans le programme du gouvernement dirigé par la première ministre Judith Suminwa et grâce à la présence d’un membre du gouvernement et fils du terroir, Doudou Fwamba Likunde-Li-Botayi, la Tshopo serait entrain de clignoter au rouge.
CP
