Environ 100.000 personnes, issues d’au moins 32.000 ménages, vivent dans des conditions humanitaires alarmantes dans la province du Kwilu. Ces populations, enregistrées entre mai et septembre 2025, ont été recensées par une évaluation multisectorielle menée par OCHA, qui pointe l’absence quasi totale d’aide et de protection pour ces déplacés. « Ces personnes ont besoin d’abri, d’articles ménagers essentiels, de nourriture, d’eau potable, de soins médicaux et de protection », souligne le rapport.
La majorité de ces déplacés, soit plus de 80%, ont fui les exactions de la milice Mobondo à Kwamouth, tandis que les autres ont été chassés de leurs habitations par les inondations et les pluies abondantes qui ont frappé la région. Selon OCHA, ces populations se sont installées dans différentes agglomérations telles que la ville de Bandundu, la ville de Kikwit, le territoire de Bagata notamment dans les zones de santé de Bagata et de Kikongo — et dans le territoire de Masi-Manimba, plus précisément dans la zone de Mosango.
Face à cette situation, le député national Garry Sakata, élu de Bagata, appelle à une mobilisation immédiate des autorités et des acteurs humanitaires pour apporter une assistance aux déplacés. Il plaide pour une intervention coordonnée et urgente afin de répondre aux besoins essentiels de ces familles en détresse, afin d’éviter une aggravation de la crise humanitaire dans la province du Kwilu.
CB
