La lutte contre les violences basées sur le genre (VBG) en République démocratique du Congo a été au centre du message de la députée nationale Grâce Neema Paininye, Questeure adjointe de l’Assemblée nationale, lors de la 4ᵉ édition de « Femme de repère en RDC », organisée ce samedi 1ᵉʳ novembre 2025 à Kinshasa, sur le thème « Ces femmes qui inspirent ». Devant un auditoire composé majoritairement d’étudiantes et de leaders féminins, l’élue du Bas-Uélé a lancé un appel vibrant à la prise de conscience collective et à des actions concrètes pour mettre fin à ce fléau qui gangrène encore la société congolaise.
Dans son intervention, Grâce Neema a exhorté les Congolais à dénoncer sans complaisance toutes les formes de violences faites aux femmes et aux filles, qu’elles soient physiques, psychologiques ou économiques. Elle a rappelé que la lutte contre les VBG ne peut être gagnée que si chacun, homme ou femme, s’implique à son niveau. L’Honorable Neema a également salué les efforts du président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, reconnu comme « champion de la masculinité positive » en Afrique, pour son engagement en faveur de la promotion du genre et de la représentation féminine dans les sphères de décision.
Poursuivant son allocution, la députée a mis en avant les progrès enregistrés dans la gouvernance congolaise, notamment la nomination d’une femme au poste de Première ministre et la présence de plusieurs femmes au sein du Bureau de l’Assemblée nationale. Selon elle, ces avancées illustrent la volonté politique du Chef de l’État de restaurer la dignité et la valeur de la femme congolaise, longtemps reléguée au second plan.
Parmi les autres intervenants à ces assises figurait la colonelle Mamete, coordinatrice d’un réseau d’ONG actives dans la lutte contre les violences faites aux femmes. Elle a abondé dans le même sens que la Questeure adjointe, plaidant pour un renforcement de la couverture territoriale des programmes de protection, notamment dans les zones frontalières avec la Centrafrique, où les femmes du territoire d’Ango, dans le Bas-Uélé, continuent de subir de graves atrocités. Ensemble, ces deux voix féminines ont souligné l’urgence d’une action concertée et durable pour que la dignité de la femme congolaise soit pleinement restaurée.
CB
