L’Assemblée nationale s’apprête à vivre un moment charnière de son histoire institutionnelle. Le Bureau provisoire a officialisé, mardi 4 novembre, le calendrier de l’élection du président et du Rapporteur adjoint de la Chambre basse du Parlement. Le processus électoral, qui s’étendra sur une dizaine de jours, comprend cinq étapes clés allant du dépôt des candidatures à l’installation des nouveaux élus. La séance plénière décisive se tiendra le jeudi 13 novembre 2025, à partir de 13 heures.
Dans le camp de la majorité, les lignes ont déjà bougé. La plateforme Union sacrée de la Nation a tranché en faveur d’Aimé Boji Sangara, ancien ministre et cadre politique expérimenté, pour briguer la présidence de l’Assemblée nationale. Ce choix, avalisé par le Président Félix Tshisekedi après arbitrage, fait de lui le successeur désigné de Vital Kamerhe, dont la démission récente a ouvert la voie à un nouvel équilibre au sein du Bureau.
Aimé Boji apparaît désormais comme le candidat du consensus, soutenu par plusieurs partis de la coalition, notamment l’UDPS, l’UNC, l’AFDC, l’AVC et le MLC. Son profil technocratique et sa proximité avec les principaux acteurs du pouvoir en place renforcent sa position dans une course où l’unité au sein de la majorité demeure essentielle pour maintenir la stabilité parlementaire.
Cette élection intervient dans un climat politique tendu, marqué par le départ de Vital Kamerhe et de Dominique Munongo, respectivement président et rapporteur adjoint démissionnaires. Les prochains jours s’annoncent donc décisifs pour la recomposition du Bureau de la Chambre basse et la consolidation du leadership au sein de la majorité parlementaire.
CB
