Mercredi 5 novembre à Kinshasa, l’Union européenne a de nouveau souligné l’urgence de rouvrir l’aéroport de Goma afin de faciliter l’acheminement de l’aide humanitaire dans l’est de la République démocratique du Congo. Lors d’un point de presse, Johan Borgstam, représentant spécial de l’UE pour la région des Grands Lacs, a insisté sur l’importance d’un accès aérien sécurisé pour soutenir les populations locales, toujours confrontées à des tensions persistantes et à des crises humanitaires. Selon lui, chaque jour de fermeture complique l’acheminement des secours essentiels dans une zone où les déplacements terrestres restent dangereux et difficiles.
Au-delà de l’assistance humanitaire, le diplomate européen a souligné la nécessité d’une médiation internationale coordonnée. Il a salué les initiatives des États-Unis à Doha et Washington, tout en rappelant que le leadership africain demeure crucial dans le processus de paix. « Tous les acteurs régionaux, de la RDC au Rwanda en passant par le M23, ont des responsabilités claires pour assurer sécurité et stabilité », a insisté Borgstam, appelant à des actions concrètes pour réduire les violences et renforcer la confiance entre les parties.
En parallèle, l’UE a affirmé son soutien au projet congolais de « couloir vert Kivu-Kinshasa », qui vise à renforcer les échanges commerciaux entre l’est et l’ouest du pays. Ce corridor logistique devrait faciliter le transport des marchandises, stimuler l’économie locale et créer des opportunités pour les communautés. Pour l’UE, combiner développement économique et médiation politique efficace représente un levier stratégique pour stabiliser durablement la région des Grands Lacs et améliorer les conditions de vie des habitants.
CB
