La présidence du parti présidentiel, l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS/Tshisekedi), a décidé de sévir contre certains de ses responsables.
Dans une série de correspondances datées du 4 novembre 2025 et signées par le président ad intérim, Augustin Kabuya Tshilumba, trois cadres du parti ont été suspendus de leurs fonctions pour « indiscipline », « propos irrespectueux » et « violation des dispositions statutaires ».
Selon les lettres adressées respectivement à Abraham Luakabuanga Mulumba, Nixon Leya Lukusa, Antoine Ababifuanina Babatshi et un quatrième cadre du parti, ces suspensions font suite à des « actes répétés d’insubordination et des manquements graves à l’égard de la hiérarchie ». Augustin Kabuya reproche notamment à certains d’entre eux d’avoir tenu « des propos inappropriés et irrespectueux à l’endroit de leurs supérieurs » lors de la réunion de l’Exécutif national du 23 octobre 2025, ainsi que sur des groupes de discussion internes.
Dans l’un des courriers, le président ad intérim de l’UDPS déplore également « des agissements immoraux et méprisants la femme congolaise, incompatibles avec la qualité de cadre dirigeant du Parti », soulignant que ces comportements « ternissent l’image de l’UDPS tant sur le plan moral que politique ». Pour M. Kabuya, ces faits constituent une « atteinte manifeste aux principes de discipline et d’éthique qui régissent le fonctionnement de notre formation politique ».
En conséquence, les intéressés sont suspendus « avec effet immédiat » de leurs fonctions respectives au sein du parti. Augustin Kabuya justifie ces décisions par la nécessité de « préserver la cohésion interne » et d’assurer le respect de la hiérarchie et des textes statutaires de l’UDPS/Tshisekedi.



CB
