Le président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo s’est illustré à Belém ce vendredi 7 novembre, au Brésil, à la veille de l’ouverture officielle de la 30ᵉ Conférence des Parties sur le climat (COP30), ,par un discours fort en faveur de la justice climatique. Devant ses pairs et en présence du président brésilien Lula Da Silva, le Chef de l’État congolais a rappelé la responsabilité partagée mais différenciée des nations face à l’urgence écologique.
Prenant la parole lors de la séance inaugurale du Sommet climatique de Belém, Félix Tshisekedi a exhorté la communauté internationale à passer des promesses aux actes. Il a souligné que la crise climatique ne se limite pas à une question environnementale, mais qu’elle constitue avant tout une crise de justice et d’équité. Pour lui, les pays les plus exposés aux catastrophes doivent bénéficier d’un soutien immédiat à travers un financement équilibré entre atténuation et adaptation.
Le Président congolais a également réaffirmé la position de la République démocratique du Congo comme un « pays-solution » dans la lutte mondiale contre le réchauffement climatique. Il a rappelé que la RDC abrite une part essentielle du bassin du Congo, deuxième poumon vert de la planète, et a mis en garde contre l’écocide provoqué par la destruction des forêts primaires et des aires protégées.
Félix Tshisekedi a profité de la tribune pour présenter le projet ambitieux du Couloir vert Kivu-Kinshasa, une initiative de conservation intégrée couvrant plus de 540 000 km², dont 100 000 km² de forêts primaires. Durant son séjour à Belém, il poursuivra son plaidoyer pour un modèle climatique plus juste, notamment lors de rencontres bilatérales et à l’occasion du lancement du Fonds pour les forêts tropicales éternelles (TFFF), impulsé par le Brésil.
CB
