Sous la houlette de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, le Comité de Conjoncture Économique (CCE) s’est réuni jeudi 6 novembre pour évaluer la situation financière du pays. Le constat est positif : le franc congolais se renforce, l’inflation recule et la confiance économique revient. Le gouvernement indique que le taux d’inflation est désormais à 2,7 % contre 7,8 % projetés, preuve que la maîtrise des prix commence à se faire sentir. « Cela veut dire que le coût de la vie n’augmente presque plus ; ce qui soulage le porte-monnaie des Congolais », a-t-il souligné, saluant la stabilisation du pouvoir d’achat.
Cette appréciation du franc congolais redonne une place centrale à la monnaie nationale dans les transactions et attire à nouveau l’attention des investisseurs étrangers. « Le franc congolais est plus stable et vaut plus qu’avant. C’est une très bonne nouvelle car cela renforce la confiance et encourage les investisseurs à venir créer des affaires en République démocratique du Congo », a indiqué le CCE, mettant en avant l’impact direct de la discipline budgétaire et monétaire.
Pour préserver ces acquis, le gouvernement prépare, avec l’appui du Fonds Monétaire International (FMI), un plan ambitieux de mobilisation des recettes publiques. Ce programme repose sur trois axes : la lutte renforcée contre la fraude douanière, la révision des avantages fiscaux jugés excessifs, et la simplification des procédures fiscales pour encourager la conformité et la transparence. Le gouvernement veut également moderniser la TVA en imposant la “facture normalisée”, afin de garantir que cet impôt vital contribue davantage au financement des services publics.
En parallèle, la signature récente d’un accord avec le FMI, portant sur une aide potentielle de 450 millions de dollars, devrait donner un souffle budgétaire supplémentaire à la RDC. Ces fonds seront orientés vers la lutte contre les changements climatiques et le soutien au budget national. Mais le ministre des Finances, Doudou Fwamba, appelle à la lucidité : « Cet argent ne va pas magiquement transformer le pays. Ce qui va vraiment nous transformer, c’est la qualité de nos réformes. » Pour le Gouvernement, seule la poursuite rigoureuse des réformes structurelles assurera une croissance durable et un avenir plus prospère pour tous les Congolais.
CB
