Malgré les appels répétés de la communauté internationale à la désescalade, les affrontements ont repris avec intensité dans l’Est de la République démocratique du Congo. Dans un communiqué diffusé le 8 novembre 2025, les Forces armées de la RDC (FARDC) ont accusé le mouvement rebelle M23, allié à la coalition AFC et appuyé selon Kinshasa par le Rwanda, d’avoir lancé de nouvelles offensives dans plusieurs zones du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Ces hostilités surviennent alors que des médiations internationales, notamment menées par les États-Unis et le Qatar, tentaient encore de consolider une trêve fragile.
Sur le terrain, les combats se sont intensifiés ces trois derniers jours, touchant notamment les axes Walungu-Shabunda et Walungu-Mwenga, ainsi que les localités de Kasopo et Kajinga, dans le territoire de Masisi. L’armée congolaise affirme avoir repoussé plusieurs attaques rebelles, dont une tentative de prise du mont Irimwi, près de Bunyatenge. Les FARDC assurent maintenir leurs positions pour empêcher toute avancée du M23, tout en affirmant privilégier une solution politique au conflit si les conditions d’un cessez-le-feu sont respectées.
Cette nouvelle flambée de violence aggrave une crise humanitaire déjà préoccupante. Des milliers de civils, pris entre les lignes de front, fuient leurs villages vers des zones jugées plus sûres, souvent sans vivres ni abris. Les organisations humanitaires alertent sur la saturation des sites de déplacés et l’urgence d’un accès sécurisé à l’aide. Pendant que les chancelleries étrangères appellent à la retenue, Kinshasa prévient qu’elle ne tolérera aucune atteinte à son intégrité territoriale et qu’elle répondra à toute provocation visant la souveraineté nationale.
CB
