La série de redditions se poursuit dans les rangs des rebelles de l’AFC/M23, marquant un nouveau tournant dans le conflit qui secoue le Nord-Kivu. Selon les sources militaires locales, soixante-dix-sept combattants se sont rendus cette semaine dans le territoire de Walikale. Ces ex-membres du mouvement armé, auparavant actifs dans les zones de Masisi, Rutshuru et Kalehe, ont été regroupés en attendant leur transfert vers Kisangani (province de la Tshopo), où ils passeront par le processus officiel de désarmement, démobilisation et réinsertion.
Le porte-parole de la 34ᵉ région militaire, le major Dieudonné Kasereka, a salué ces nouvelles redditions qu’il qualifie de « signe d’essoufflement » au sein du mouvement rebelle. Selon lui, la fatigue, la faim et les tensions internes minent désormais la cohésion de l’AFC/M23. Certains des combattants ayant déposé les armes seraient d’anciens policiers ou militaires enrôlés de force, qui ont trouvé refuge auprès des milices d’autodéfense wazalendo avant d’être remis aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).
Cette vague porte à 577 le nombre total de combattants de l’AFC/M23 transférés à Kisangani au cours des deux derniers mois, d’après les statistiques communiquées par l’armée. Les autorités militaires voient dans cette tendance une victoire progressive sur le terrain et une preuve que la stratégie de pression militaire, combinée aux efforts de sensibilisation, commence à porter ses fruits.
Toutefois, si ces redditions traduisent un certain recul du mouvement, elles ne signifient pas pour autant la fin des hostilités dans la région. L’armée congolaise reste confrontée à la persistance des poches de résistance de l’AFC/M23 et à la complexité du contexte sécuritaire au Nord-Kivu. Les autorités appellent les combattants encore actifs à abandonner la lutte armée et à rejoindre le processus de paix, tandis que les populations locales continuent d’espérer un retour durable à la stabilité.
