La bataille pour les postes stratégiques du bureau définitif de l’Assemblée nationale vient de connaître un tournant majeur. La Commission technique chargée de l’examen des candidatures a validé la députée Clotilde Mutita Kalonga pour le poste de rapporteure adjointe, écartant dans le même temps la candidature de Christelle Vuanga, pourtant considérée comme une figure dynamique de la nouvelle génération parlementaire.
Dans un communiqué signé par le président a.i. de la Chambre basse, Isaac Jean Claude Tshilumbayi Musawu, et rendu public le 10 novembre, la Commission a publié la liste restreinte des candidatures retenues. Celle-ci ne compte que deux noms : Aimé Boji Sangara pour la présidence de l’Assemblée nationale et Clotilde Mutita pour la fonction de rapporteure adjointe. Le document précise que cette validation intervient à la suite d’une « analyse rigoureuse des dossiers » menée conformément aux décisions internes n°001 et n°002 du 4 novembre.
Si aucune explication officielle n’a été donnée quant au rejet de la candidature de Christelle Vuanga, plusieurs observateurs y voient les signes d’un arbitrage politique. Élue de la circonscription de Funa à Kinshasa, et issue du parti Ensemble pour la République de Moïse Katumbi, Mme Vuanga avait choisi de se présenter en indépendante après avoir quitté son groupe parlementaire. Ce positionnement pourrait avoir affaibli ses chances face à Clotilde Mutita, restée alignée sur la ligne de la majorité.
Clotilde Mutita, quant à elle, semble avoir bénéficié d’un appui plus marqué de l’Union sacrée de la Nation. Présentée officiellement au secrétaire exécutif de cette plateforme, André Mbata, la députée s’impose désormais comme la principale candidate de la majorité pour la rapporteure adjointe du bureau. Ce choix confirme l’équilibre recherché au sein de la nouvelle configuration politique de la Chambre basse, où les alliances pèsent souvent plus que les parcours individuels.
CB
