La capitale congolaise a accueilli ce mardi 11 novembre la 9ᵉ Réunion des ministres des Mines des États membres de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL). Cette rencontre, tenue en prélude au Sommet des Chefs d’État prévu le 15 novembre, s’inscrit dans une dynamique régionale de consolidation de la paix et de promotion d’un développement durable à travers une gestion concertée des ressources naturelles.
Représentant la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, le vice-Premier ministre de l’Intérieur, Jacquemin Shabani, a officiellement lancé les travaux en appelant à une coopération accrue entre les États membres. Pour sa part, le ministre de l’Intégration Régionale, Floribert Anzuluni, a salué le leadership du Congo dans la gouvernance partagée des ressources minières, soulignant que Kinshasa s’affirme comme un pôle moteur du dialogue économique et environnemental dans la région.
Au cœur des discussions, le ministre congolais des Mines, Louis Watum Kabamba, a insisté sur la nécessité de transformer les richesses minières en un véritable levier de stabilité. « Nos ressources doivent être un moteur de paix et de prospérité », a-t-il affirmé, avant de présenter les priorités de la RDC à la tête de la Conférence des ministres des Mines : transparence, traçabilité, lutte contre la contrebande et digitalisation du secteur. Il a également mis en avant la mise en place d’une base de données régionale et d’un laboratoire scientifique pour certifier l’origine des minerais.
Présidée par le ministre brazzavillois de l’Industrie Minière et de la Géologie, cette réunion stratégique a permis d’examiner le rapport du Comité Régional de la CIRGL sur les ressources naturelles. Les conclusions des ministres serviront de socle aux délibérations du prochain Sommet des Chefs d’État, où les dirigeants entendent réaffirmer leur engagement à faire des ressources minières non plus une source de conflit, mais un pilier de développement durable et de coopération entre les nations de la région des Grands Lacs.
CB
