Le gouvernement congolais veut donner un nouveau souffle à la gouvernance sociale du secteur minier. Réunis mercredi 12 novembre à l’Immeuble du gouvernement, la ministre d’État Ève Bazaiba et le ministre des Mines Louis Watum ont piloté une séance de travail axée sur l’efficacité du mécanisme de contribution minière de 0,3 %. Objectif : s’assurer que cette obligation légale, censée bénéficier directement aux populations vivant dans les zones d’exploitation, produit réellement l’impact attendu.
Au cœur des échanges, les membres du Comité de supervision ont évalué les missions menées sur le terrain et passé en revue le fonctionnement des structures chargées de gérer ces fonds. Me Alice Mirimo Kabetsi, Administratrice déléguée générale du FNPSS, a présenté une nouvelle directive destinée à clarifier davantage les procédures de gestion et de suivi. Une étape jugée essentielle pour harmoniser les pratiques et réduire les zones grises qui freinent encore la mise en œuvre des projets communautaires.
La rencontre a également mis l’accent sur la communication autour de ce dispositif instauré par le Code minier révisé de 2018. Alors que les entreprises minières doivent consacrer 0,3 % de leur chiffre d’affaires aux infrastructures sociales, beaucoup d’acteurs locaux méconnaissent encore le fonctionnement du mécanisme. Le développement de stratégies de sensibilisation vise à combler ce déficit d’information pour garantir une meilleure appropriation par les communautés et les exploitants.
En clôturant les travaux, le Comité de supervision a réaffirmé sa volonté de renforcer la transparence et d’améliorer la coordination entre acteurs publics et privés. Pour Ève Bazaiba et Louis Watum, cette dynamique constitue un levier indispensable pour que les retombées minières profitent réellement aux populations, à travers des écoles, centres de santé, routes et ouvrages hydrauliques durables. Une étape supplémentaire vers une responsabilité sociale plus exigeante des entreprises et une action gouvernementale mieux alignée sur les besoins des territoires.
CB
