La gestion financière du gouverneur Grâce Bilolo continue de susciter de vives interrogations au sein de la classe politique du Kongo Central. Lors de la plénière tenue mercredi 12 novembre à l’Assemblée provinciale, plusieurs voix se sont élevées pour dénoncer des pratiques jugées opaques dans l’exécution des projets publics et l’utilisation des fonds du trésor provincial.
Selon certaines révélations faites au cours de cette séance, de nombreux marchés publics auraient été attribués dans des conditions peu transparentes, alimentant un soupçon de détournement et de conflit d’intérêts. Des montants colossaux auraient été engagés pour des projets dont les coûts dépassent largement les crédits votés par l’Assemblée provinciale, créant un déséquilibre inquiétant dans la trésorerie de la province.
Les dépenses engagées pour l’achat de matériel roulant et la construction d’infrastructures publiques sont au cœur des critiques. Des sources internes évoquent notamment l’acquisition de tracteurs et de véhicules à des prix jugés excessifs, ainsi que la construction d’un bâtiment administratif dont le coût final aurait été multiplié par quatre par rapport au budget initialement approuvé.
Face à ces accusations, plusieurs élus provinciaux appellent à un audit indépendant afin de faire toute la lumière sur la gestion des finances du Kongo Central. Dans un contexte où la population réclame davantage de transparence et de résultats concrets, le gouverneur Grâce Bilolo se retrouve désormais sous pression, accusé de vider les caisses d’une province pourtant riche en ressources mais appauvrie par une gouvernance décriée.
CB
